Philosophie et spiritualité


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Dissertation : Ne désirons nous que les choses que nous estimons bonnes?


Analyse du sujet:

«désirons  »

Le désir est ce mouvement qui nous porte à vouloir posséder une chose pour combler en nous le sentiment d’un manque, il est aussi une puissance d’affirmation de soi dans la transformation de quelque chose. Le désir est communément  lié à autrui, il enveloppe alors un désir de reconnaissance. Le besoin  par contre est plus organique, il n’enveloppe que la nécessité pour la vie de conserver.

« choses»

ici le mot « chose » désigne l’objet du désir. Toute conscience est conscience de quelque chose, tout désir est désir de quelque chose. Ce terme est en fait très flou, car que savons nous du véritable objet du désir. Ce peut-être un objet (une bague en or), une reconnaissance (la célébrité), un symbole de puissance personnelle (le beau scooter qui me permet de me pavane devant les copains), d’une plénitude inespérée sur le fond d’un manque affectif etc.

«estimons »

Ce que j’estime tel ou tel, c’est ce que j’évalue et cette évaluation est mienne, elle n’est pas objective. On dit d’un bibelot chez le brocanteur, je l’estime à une valeur de x, cela veut dire, je ne sais pas quelle est sa valeur, je ne fais qu’une estimation très approximative. En matière de désir, ce que j’estime être bon ne l’est peut-être pas, je peux me tromper, et je peux même me tromper moi-même en me donnant de fausses raisons qui ne correspondent pas à ce que je cherche réellement. Une estimation reste subjective, soumise à l’erreur, sujette à caution.

« bonnes »

terme qui est très vague. Ce qui est bon s’entend en plusieurs sens a) ce qui est bon à quelque chose. La poêle est bonne pour faire des crêpes, mais pas pratique pour faire une omelette. Dans ce cas le bon est identique à l’utile. L’utile peut se subdiviser en utile pour soi-même, selon la mesure de l’individualisme égocentrique et l’utile pour tous, ce qui suppose une vue un peut plus large, altruiste de l’utilité. b) bon peut désigner la satisfaction qui relève simplement de l’agréable. On dit c’est un bon vin, ce n’est plus une question d’utilité, c’est juste une appréciation des sens. Pris dans ce sens un bon désir, c’est seulement un désir qui nous apporte du plaisir. c) peut s’entendre aussi comme synonyme du bien on dira que voler, ce n’est pas bon, que fumer, cela fait peut-être plaisir, mais ce n’est pas bon etc. Le bien ne se mesure pas à l’aune de la satisfaction immédiate, ni de la satisfaction différée dans le temps, s’il entraîne la souffrance. Il peut y avoir un plaisir de faire souffrir (perversité). Ce qui est réellement bon, au sens de cette bonté que l’on rencontre parfois chez des hommes généreux, ne se quantifie pas dans l’immédiat. L’ami, ce n’est pas celui qui apporte de la drogue pour « faire plaisir » à son ami, mais celui qui lui veut réellement du bien et qui est alors capable de remettre en place brutalement, de dire des choses qui peuvent être d’abord désagréables à entendre, mais qui peuvent sauver par la suite. Le véritable ami n’est pas celui qui entretient la complaisance dans la recherche du plaisir quand celui-ci fait réellement du mal et atteint la personne morale. suite.

 

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