Philosophie et spiritualité


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Dissertation : Peut-on tirer une jouissance esthétique devant ce que l’on ne comprend pas  ?


Analyse du sujet:

« peut-on »

Ici, le sens retenu est « est-il possible de », ou bien inversement, il serait impossible de, au sens où la jouissance esthétique ne se produirait pas si.

«jouissance esthétique »

Expérience sensible originale différente à la fois de la simple sensation et de la perception ordinaire. Une sensation de froid, de chaud, d’inconfort peut n’avoir rien d’esthétique. On peut aussi percevoir en se bornant à reconnaître sans être en quoi que ce soit touché au niveau de la sensibilité. Il y a une jouissance esthétique quand la perception est accompagnée d’une émotion, d’un plaisir particulier lié à l’expression esthétique. Il y a dans la poésie parfois des moments de ravissement, dans des pages magnifiques de Proust de vrais moments de bonheur. Il y a des musiques qui touchent des profondeurs inconnues en nous. Des moments où au théâtre on est bouleversé, subjugué, remué de fond en comble. Il y a dans le pouvoir de la danse parfois cet envoûtement inexplicable qui laisse comme interdit, mais certainement pas indifférent. Très souvent la jouissance esthétique est liée à la beauté, mais pas seulement. La jouissance esthétique peut envelopper le gracieux (Mozart), la puissance (Beethoven), le romantisme (Chopin), le sublime (Shakespeare). Il y a une jouissance esthétique quand nous sommes sous le charme d’une œuvre d’art, ou même d’un paysage naturel, d’un visage, quand la sensibilité est éveillée, sortie de la torpeur de la perception ordinaire. La jouissance esthétique laisse une impression fine, mais durable, celle d’une expérience émouvante qui est venue, puis s’en est allée, d’une extase que l’on aimerait parfois retrouver.

« ce que l’on ne comprend pas»

Il y a des choses, des phénomènes devant lesquels l’esprit reste muet, interdit, quand il n’y a pas de piste, de clé intellectuelles pour comprendre. Ce que je ne comprends pas peut m’étonner, me laisser coi, indifférent, vaguement inquiet. Je peux me sentir un peu niais et ignorant devant tous ces signes mathématiques d’une traité d’algèbre, ou devant une partition quand je ne sais pas lire la musique. Je ne comprends pas. De même, il y a des œuvres d’art qui me laisse pantois, car je n’y comprends rien.

Problématique: suite

 

 

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