Philosophie et spiritualité


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Dissertation : Pourquoi obéir aux lois?


Analyse du sujet :

"obéir"

Répondre à un ordre conformément à ce qui est attendu. Obéir à l'agent qui vous demande de vous ranger c'est immédiatement se garer sur le côté. Il n'y a d'obéissance qu'à l'égard 1) soit de l'autorité morale ou légale et des obligations qu'elle nous impose. Je peux obéir ou non à la voix de ma conscience me disant que je suis ne train de faire une grave erreur. 2) soit à l'égard d'une autorité brute, celle qui impose des contraintes par force. J'obéis au truand qui me menace de son couteau en donnant mon portefeuille. L'idée d'obéissance emporte donc avec elle l'idée d'une autorité, et celle d'une prescription à laquelle on doit se soumettre.

"aux lois"

La notion de loi englobe toute action réglée par une norme. Il y a des lois de la Nature auxquels nous sommes malgré tout soumis, au sens où les phénomènes naturels ne se produisent pas au hasard mais semblent ordonnés suivant les normes que sont les lois naturelles. Ici la liberté de choix et la responsabilité humaine n'entrent guère en ligne de compte. Désobéir à la loi de la gravité n'a guère de sens. Les lois de la Nature sont le domaine de la nécessité. Il y a aussi les lois humaines, qui sont les prescriptions qui régissent le comportement des hommes. On peut les diviser en loi morale, dont l'autorité repose sur la conscience morale ou le sens du devoir, en lois juridiques mises par écrit ou non dans un code et composant le recueil de référence du droit positif. Le pluriel "aux lois" implique d'abord la référence au droit positif. Les lois sont ici de l'ordre des réglementations régissant l'activité des citoyens dans un État.

"pourquoi"

Implique : pour quelle raison ? Demander pourquoi on doit faire ceci ou cela, pourquoi telle ou telle chose est pratiquée, c'est exiger une justification, donc refuser d'agir de manière aveugle ou irréfléchie. La question pourquoi pose le problème du sens, de la légitimité de telle ou telle chose. Elle suppose que l'on refuse de s'en tenir à un constat de fait, à une réponse qui passerait par l'habitude, la coutume, ou les conformismes. Cela ne veut bien sûr pas dire que l'on souhaite désobéir, mais l'on veut savoir pour quelle raison telle ou telle chose doit être faite.

Problématique:   suite


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