Philosophie et spiritualité


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Dissertation : Suis-je responsable de ce dont je n’ai pas conscience ?


Analyse du sujet :

« suis-je responsable... »

Le responsable, c’est celui qui doit rendre des comptes à l’égard d’action commise qui dépendent de son autorité, de sa juridiction. Si j’ai une panne d’électricité fréquente chez moi, je cherche chez EDF un responsable. Toute la question est alors de savoir quel est le champ de la responsabilité. Si je fais sauter les plombs, c’est de ma faute, EDF n’est pas responsable. On peut donc déterminer une frontière : là je suis responsable, là c’est EDF qui est responsable. Cependant, hors de ce cadre très technique, le problème est plus complexe. En tant qu’être humain, et en tant que citoyen, j’ai nécessairement autant de droits que j’ai de responsabilités. Mes devoirs sont bornés par le respect du droit des autres. Je suis censé faire attention à tout ce que je fais, afin que mes actes ne porte de préjudice à personne. Je suis responsable de chacun de mes actes. Celui qui se comporte de manière irresponsable ne voit pas le danger qu’il fait courir aux autres et le préjudice qu’il entraîne.

« ce dont je n’ai pas conscience »

Le terme neutre « ce » reste très vague, il aurait été possible de donner une formulation plus restreinte du sujet en disant à la place « ce qui ne relève pas de mon autorité ». La formule désigne les marges de mon champ de conscience. Cela peut vouloir dire : 1) ce qui échappe à ma perception, 2) ce qui est en moi inconscient, 3) ce dont je ne veux pas avoir conscience, 4) ce qui existe, mais que je ne peut appréhender. A l’inverse, dans la catégorie de « ce dont j’ai conscience », on peut faire figurer : 1) ce qui se donne à ma perception directe, 2) ce qui est présent dans mon champ de conscience comme vécu, 3) ce que je vise de manière explicite dans ma volonté actuelle, 4) ce qui m’est donné comme existant à travers mes modes de conscience. « L’ensemble de ce dont je n’ai pas conscience » est donc très large, tant il y a des aspects du monde qui m’échappent. Il n’est pas facile de dire exactement sur quoi porte le conscience. On devrait parler d’une conscience des choses, des personnes, des événements, des idées, des valeurs, des sentiments ou des émotions. En fait, j’ai conscience d’une faible partie de ce qui m’affecte, celle à laquelle je prête attention et la plupart du temps, ma conscience est seulement rapportée à des pensées qui restent assez vagues. Or, en étant conscient de ma pensée, je ne vis que sa représentation, dans la mesure où elle est relative à mon intérêt. Si je laisse mon regard être captivé par les panneaux publicitaires à l’entrée de la ville, je n’ai pas conscience des implications de la publicité, de l’intention réelle du publicitaire, je n’ai pas conscience du procédé technique qui est employé, de la manipulation dont je fais l’objet etc. De quoi ai-je donc conscience? D’une simple image de manière immédiate et non-réfléchie. Je n’ai pas conscience de mon attitude hébété devant l’image. Je me laisse emporter, de manière passive, dans l’ek-stase d’une sollicitation, dans une sensation presque hypnotique qui m’entraîne vers le rêve et le désir.

Problématique: suite

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