Philosophie et spiritualité


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Dissertation :Travailler moins, est-ce vivre mieux ?


Analyse du sujet:

« travailler moins»

S’oppose à «travailler plus » en terme de durée, de temps passé au travail, c’est le sens quantitatif. Par travail on entend une forme d’activité qui s’insère dans le réseau de l’échange, qui a un caractère social et reçoit en retour une rétribution. Cette définition économique du travail est présente dans le sujet car il est ici admis que se pose le problème de savoir si la durée du travail doit être diminuée ou allongée. Pourtant, la formule «travailler moins » pourrait aussi recevoir une interprétation qualitative, au sens où l’intensité, la tension de l’investissement dans le travail au mépris de toute santé est aussi un péril. Il y a des gens qui se tuent au travail au sens où ils s’y épuisent nerveusement, non pas que la durée y soit pour quelque chose, mais parce que n’ayant aucun recul, ils sont à la merci des violences qu’ils rencontrent dans le travail. Travailler dans moins de stress, serait travailler moins, mais aussi mieux. Pourquoi se tuer à la tâche si c’est pour récolter le mépris, l’indifférence et l’ingratitude ?

«vivre mieux »

S’oppose à vivre plus mal. Vivre ne veut pas seulement dire survivre, vivre mieux, c’est bien vivre. Il y a deux sens du mot vie, le sens phénoménologique (vécu) le sens biologique, (vivant). Quand la vie est-elle bien vécue ? Quand elle est éprouvée pour elle-même sans distance, quand nous coïncidons avec elle, sans la fuir, quand nous sommes là où la vie nous appelle et que nous goûtons une joie de vivre. Or, pour la plupart d’entre nous «bien vivre » est pris dans un sens presque de survie biologique. Pour celui qui vit dans l’angoisse de l’absence de travail, le premier souci, c’est de pouvoir subsister, vivre de manière décente (sans être tout le temps dans le souci de savoir ce qu’il y aura demain sur la table), ce serait déjà bien vivre. L’obsession de la survie, malaise de notre temps, précipite l’idée que la vie c’est d’abord une question biologique. Ce serait alors un luxe de pouvoir se poser la question de l’art de vivre.

Problématique: suite

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