Philosophie et spiritualité


Document : le désir de l'objet et la Présence


"Il ne s'agit plus de l'objet qui vient à vous, dont vous faites l'expérience, mais plutôt de l'objet vers lequel vous allez, qui vous appelle pour que l'expérience se. fasse.

Une expression correspond à cela: le désir de l'objet. Il faut faire attention -et, encore une fois, c'est le mot attention qui nous intéresse -au fait que, dans le cas du désir de l'objet, une expérience s'établit déjà: celle du désir. Dans cette expérience un objet n'est pas l'objet du désir mais le désir lui-même. Le désir est un objet car, si vous vivez la Présence -le désir n'étant pas la Présence -le désir est donc un objet pour la Présence. Si vous partez de l'intérieur, comme pour la rose blanche, et si elle est le désir, vous aurez le même résultat, la Présence, le désir. Le désir est une forme de la Présence et une reconnaissance s'établit. A partir du moment où la reconnaissance s'établit, il y a un sens, un concept clair pour la Présence. Le concept saisi dans le désir indique, d'une part, si le désir a une valeur pour la Présence, d'autre part, s'il peut-être réalisé et de quelle manière. Ces deux informations sont prises par l' intérieur à travers l'observation du désir par la Présence. N'oublions jamais qu'il ne s'agit pas d'une décortication intellectuelle du phénomène du désir. Lorsque le désir a été perçu et traversé de cette manière, alors, il ne reste qu'une chose à faire : l'action. Le désir, lui, est déjà mort. Il est déjà mort en temps que désir, il n'y a plus que la Présence. Seulement, puisqu'il y a eu désir et que la Présence l'a reconnu comme étant elle- même, alors reste l'action.

L'action est la réalisation du désir. Le désir n'est p1us nécessaire puisque l'action est entreprise. L'objet du désir doit être acquis. Si le désir a été reconnu valable et réalisable pour la Présence, toujours dans cette même observation, alors reste l'action. Le désir est mort, l'action est donc entreprise. Ceci est la vie dans la Présence. On sait toujours où on va. Arriver à l'objet du désir signifie rendre la Présence plus complète. C'est un jeu particulier qui est celui de la Création. Aller vers quelque chose qui, en réalité, est déjà là. Aller trouver L'Être, alors qu’il est complet. Le désir pour un objet est ce jeu de l’Être qui s’attire, l'Être qui va vers l'Être.

Ce qui doit donc être vécu, une fois le désir mort et l'action accomplie, est la Présence de l'Être. Encore une fois, il s'agit du jeu de la reconnaissance de l'Être par l'Être. L'objet dont vous vous êtes saisi, c'est l'Être qui s'est ajouté à l'Être. C'est la réunion, le phénomène de l'unité. L'objet a donc une valeur et peut-être possédé si l'Être y est reconnu. Comprenez cela en vous disant que posséder sans reconnaître l'Être, c'est du vol. Et si vous reconnaissez l'Être dans l'objet désiré et acquis, vous êtes réellement propriétaire. C'est le seul moyen d'être propriétaire. La reconnaissance est indispensable.

La reconnaissance est à la base de l'obtention du statut de propriétaire. L'objet acquiert alors une valeur immense. Si nous voyons les choses sous l'angle séparé de L'Être manifesté, posséder cet objet est bon pour la santé, pour l'esprit, pour l'évolution".

Groupe Présence L’amour qui nous guide, Tome 1, p.88. Edition la Parole vivante. p.92 dans la nouvelle édition complète.


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