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  Les re
Edité par les éditions de l'Opportun et distribué par le Seuil, ce livre très franchement original œuvre pour la démocratisation de la philosophie en couplant des chansons de variétés archi-célèbres et des philosophes incontournables. 424 pages pour 15 euros seulement!
Pour en savoir plus sur Thierry Aymès, cliquez ICI
LA PHILO EN 50 CHANSONS PAR...
THIERRY AYMES
50 Petites leçons de philosophie par Claude François, Laurent Voulzy,
Léo Ferré, Michel Sardou et les autres...

Et si une chanson populaire de moins de 3 minutes pouvait nous faire approcher une notion philosophique indispensable ?

C'est en se posant cette question surprenante que Thierry Aymès a eu l'idée de ce livre de philosophie pas comme les autres ! Au menu, 50 tubes inoubliables qui permettent d'aborder - le plus sérieusement du monde - 50 philosophes incontournables.

Le génie de Thierry Aymès est d'oser associer Aristote et Claude François (Comme d'habitude), Platon et Laurent Voulzy (Désir, désir), Kant et François Feldman (Joue pas), Sénèque et Michel Sardou (La maladie d'amour), Jankelevitch et Léo Ferré (Avec le temps) et même Nietzsche et Bézu !

Un livre pas comme les autres qui va faire aimer la philosophie et les grands philosophes !

 

 


 

ncontres philosophiques 2013-2014 :
“les temps qui courent”

 

Emmanuel Alloa invite Myriam Revault d’Allonnes
[samedi 19 octobre à 18h]
De crise en crise. L’expérience moderne du temps

en regard de Current Location de Toshiki Okada
Entrée libre sur réservation

Myriam Revault d’Allonnes
 

Si à l’origine le mot grec krisis désignait le moment décisif dans l’évolution d’un processus incertain, « La crise » connote aujourd’hui l’inverse : elle désigne une sorte d’état permanent dont nous n’entrevoyons pas l’issue. Ce renversement témoigne d’une mutation fondamentale de notre rapport au temps et pour le comprendre, il faut repartir de ce mouvement d’arrachement au passé et à la tradition, de cette dissolution généralisée des anciens repères de la certitude qui caractérise la modernité. Quel est aujourd’hui l’horizon de sens de la crise contemporaine alors même que s’est effondrée la croyance en un Progrès généralisé de l’humanité et que prévaut désormais l’idée d’un futur incertain ?

Myriam Revault d’Allonnes est Professeur des universités à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE). Spécialiste de philosophie morale et politique, elle enseigne également à l’Ecole doctorale de Sciences Po Paris (Théorie politique). Derniers ouvrages publiés : Le pouvoir des commencements. Essai sur l’autorité, Seuil, 2006, Points Essais, 2012; L’homme compassionnel, Seuil, 2008; Pourquoi nous n’aimons pas la démocratie, Seuil, 2010; La crise sans fin. Essai sur l’expérience moderne du temps, Seuil, 2012.

EN SAVOIR PLUS
 


 

 
partenaires Archives en ligne :
Écoutez ou réécoutez les rencontres philosophiques d’Emmanuel Alloa

 

 
Réservations : 01 41 32 26 26 / www.theatre2gennevilliers.com / réserver en ligne
billetterie@tgcdn.com / Infos pratiques / Saison 2013-2014

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Les rencontres philosophiques Emmanuel Alloa invite Elie During

[samedi 28 septembre à 18h]

Déjà-vu(s) : souvenirs du présent, futurs virtuels en regard de Hannibal de Bernard Sobel / Christian Dietrich Grabbe Entrée libre sur réservation La conscience historique au travail, telle qu'elle se manifeste dans les oeuvres de la culture, ne cesse de remonter le temps, c'est-à-dire de faire se télescoper les époques par un jeu de reprises ou d'anticipations rétrospectives. On connaît la formule célèbre de Marx dans Le Dix-huit Brumaire : les grands événements (ou les grands hommes) se reproduisent toujours deux fois, d'abord sous une forme tragique, ensuite sous forme de farce. Cette structure de répétition, et l'idée du comique qui la soutient, n'épuisent pourtant pas la question. Deux voies permettent d'en décliner de nouveaux aspects dans l'horizon contemporain, en l'emportant tantôt du côté du fantastique, tantôt du côté de la science-fiction. Ce sont, d'une part, les doctrines de la hantise où l'histoire devient affaire de spectres et de revenants (Benjamin, Derrida) ; d'autre part, les doctrines du passé comme doublure virtuelle du présent (Bergson, Deleuze). Au-delà de ces deux versions du "déjà vu" historique, nous hasarderons une hypothèse radicale touchant l'être des futurs virtuels : futurs du passé, futurs non réalisés, futurs qui auraient pu être mais dont l'activité se poursuit sourdement au coeur du présent. Cette hypothèse a pour nom : "rétro-futurisme". Elie During est maître de conférences en philosophie à l'Université de Paris Ouest – Nanterre. Il a collaboré à l’édition critique des œuvres de Bergson aux Presses Universitaires de France (Durée et Simultanéité : à propos de la théorie d’Einstein, 2009 ; Le souvenir du présent et la fausse reconnaissance, 2012). Ses recherches sur les formes de l’espace-temps recoupent plusieurs domaines : métaphysique, esthétique et philosophie des sciences. Il a déjà consacré à cette question plusieurs articles et un ouvrage : Faux raccords : la coexistence des images (Actes Sud, 2010). À paraître prochainement : Le futur n'existe pas : rétrotypes (B-42), Bergson et Einstein : la querelle du temps (PUF), Temps flottants (Bayard).

 

à l'occasion du 30ème anniversaire
du Collège International de Philosophie :

 

Intersections [dimanche 9 juin à partir de 18h] débat autour d'un livre + théâtre

[18h - 20h] Débat autour d’un livre : Trois ans avec Derrida. Les carnets d’un biographe de Benoît Peeters
avec Jean-Luc Nancy, Laura Odello, Benoît Peeters, Frédéric Vengeon
L’entreprise mérite d’être saluée, tant pour son intérêt historique et le savoir qu’elle nous apporte sur la vie de ce philosophe que pour son intérêt littéraire et philosophique. Faire la biographie de Derrida est en effet une entreprise particulière tant ce philosophe a su déplacer la figure du penseur en intégrant (transformant) des éléments de sa vie, de son caractère ou de ses liens dans les configurations même de sa pensée. Par ailleurs, cette recherche, alors même que le philosophe était mort depuis peu et que son entourage demeurait intact, s’inscrit dans une temporalité étrange, celle d’une biographie vivante, un révolu présent, une trace contemporaine de ce dont elle est la négation. B. Peeters enfin a su ne pas s’oublier derrière son travail et a fait de cette enquête scrupuleuse la rencontre entre deux hommes d’écriture.
Ainsi plutôt que de présenter une somme d’informations réunies autour de la figure d’un grand penseur, il nous semble intéressant (et davantage fidèle) de répondre à l’invitation de l’auteur en nous ouvrant à la réflexivité du biographe qui nous présentera un Derrida aux marges, indirect, saisi dans sa disparition, chez l’autre.
Éditions Flammarion, collection « Essais », Paris, 2010. Sous la responsabilité de Frédéric Vengeon

 

[20h30 - 22h] compagnie "J'ai!"/ La Vérité en pointure
à partir d’un texte de Jacques Derrida
Compagnie "J'ai!" : Stéphanie Farison, Guillaume Rannou, Juliette Rudent-Gili, Martin Selze

  Ce spectacle est l’histoire d’un voyage dans le temps et dans l’espace sur les lieux d’une enquête. La carte du voyage est un tableau de Van Gogh, le plan de route est un texte de Jacques Derrida : « Restitutions - de la vérité en pointure ». Quatre acteurs poursuivent l’enquête initiée par Derrida.
Pièce créée avec le soutien du Théâtre de Gennevilliers.

La Vérité en pointure
à partir d’un texte de Jacques Derrida

Extrait
– Avançons alors.

– 1886 : Vincent Van Gogh peint à Paris un tableau représentant deux chaussures.
1905 : Paul Cézanne écrit à son ami Émile Bernard et lui dit notamment « Je vous dois la vérité en peinture et je vous la dirai. »
1935 : Martin Heidegger prononce ses premières conférences sur le thème de l’origine de l’œuvre d’art. Il s’y réfère au tableau des chaussures de Van Gogh.
1950 : sortie du livre de Martin Heidegger L’Origine de l’œuvre d’art.
1965 : Mort de Kurt Goldstein aux États-Unis.
1965 : Meyer Schapiro, historien de l’art américain, lit L’Origine de l’œuvre d’art. Correspondance avec Martin Heidegger pour savoir à quel tableau de Van Gogh représentant une paire de chaussures il fait allusion dans L’Origine de l’œuvre d’art.
1968 : sortie de l’essai de Meyer Schapiro La Nature morte comme objet personnel, qui est entre autres une réponse à Heidegger à propos des chaussures.
1976 : mort de Martin Heidegger en Allemagne.
1976 : la revue Macula décide de consacrer un numéro double à la querelle Heidegger/Schapiro, et commande un texte sur ce thème au philosophe Jacques Derrida. Jacques Derrida accepte.
1977 : mort de Marvin Pontiac.
1977 : le 6 octobre, conférence de Jacques Derrida à l’université de Columbia, New York, où il prononce la première partie du texte qu’il est en train d’écrire, qu’il nomme Restitutions - de la vérité en pointure.
1978 : sortie de la revue Macula 3/4 sur la querelle de restitution, comprenant un extrait du texte de Martin Heidegger, un extrait du texte de Meyer Schapiro et la première partie du texte de Jacques Derrida.
1978 : sortie du livre de Jacques Derrida La Vérité en peinture, dont la troisième partie est constituée du texte, entier, Restitutions - de la vérité en pointure.
1983 : fondation du Collège international de philosophie par François Châtelet, Jean-Pierre Faye, Dominique Lecourt et Jacques Derrida.
1988 : exposition Van Gogh au musée d’Orsay ; commande, diffusion puis censure du film Van Gogh à Paris – Repérages, d’André S. Labarthe.
2000 : nous découvrons le texte de Jacques Derrida.
2002 : nous écrivons à Jacques Derrida, puis nous le rencontrons dans les salons de l’hôtel Lutétia. Nous lui demandons entre autres choses si nous pouvons partir de son texte en vue d’une production théâtrale, il nous dit : « Oui, vous pouvez vous saisir de mon texte, mais... partez-en. »
2004 : mort de Jacques Derrida en France.
2009 : nous nous rendons à Amsterdam au musée Van Gogh, pour voir le tableau des chaussures de nos propres yeux.

Stéphanie Farison, Guillaume Rannou, Juliette Rudent-Gili, Martin Selze

 

EN SAVOIR PLUS - ENTRÉE LIBRE SUR RÉSERVATION
 


 

 
Réservations : 01 41 32 26 26 / www.theatre2gennevilliers.com / réserver en ligne
billetterie@tgcdn.com / Infos pratiques / Saison 2012-2013

 


  Les rencontres philosophiques
 

Emmanuel Alloa invite
Jacob Rogozinski
[samedi 6 avril à 17h30]
Le théâtre de la chair

en regard de Memento Mori de Pascal Rambert / Yves Godin
Entrée libre sur reservation

Françoise Dastur
 

Pour Antonin Artaud, le théâtre est ce « creuset de feu et de viande vraie où, par piétinement d’os, de membres et de syllabes, se refont les corps ». Brisant le langage articulé, déconstruisant la structure rigide de nos corps anatomiques et sexués, le Théâtre de la Cruauté met en jeu la dimension la plus obscure de notre corporéité, ce chaos dansant, cette « multitude affolée » qu'Artaud appelle le « corps sans organes » ou encore la chair. Mais il ne l’envisageait que dans sa dimension tragique, celle qui met en scène le meurtre d'un dieu et les « corps massacrés ». Or, si le théâtre occidental trouve sa source dans les représentations de la Passion de Dionysos ou du Christ, il s'enracine aussi dans une tradition carnavalesque où la chair s'exhibe dans le rire et l'excès, dans la transgression des interdits et les renversements bouffons du noble et de l’ignoble. Comme le note Bakhtine, le rire carnavalesque exprimait la révolte du petit peuple contre les hiérarchies sociales et l'austérité du Carême imposé par l’Église, sa nostalgie d'un « âge d'or » légendaire où auraient régné l’égalité et l'abondance. Que pourrait être un théâtre de la chair aujourd’hui? Comment associer l’exploration tragique des mythes d’origine et la célébration joyeuse de la vie, sans occulter cette relation à la mort qui sous-tend toujours l’excès carnavalesque?

Jacob Rogozinski est professeur de philosophie à l’Université de Strasbourg où il dirige le « Centre de recherche en philosophie allemande et contemporaine ». Membre du comité de rédaction de la revue Lignes, il a publié récemment Le moi et la chair. Introduction à l'ego-analyse (Ed. du Cerf, 2006) ainsi que Guérir la vie. La Passion d’Antonin Artaud (Ed. du Cerf, 2011).