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Essais :             Livres reçus par le site

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André Gravil    Philosophie et finitude

Loin de pouvoir être réduit à son acception contemporaine, notamment heideggérienne, le concept de finitude est un concept traditionnel. Tel est le constat qui anime cette recherche, dont l'objectif est de mettre au jour certaines de ses figures dans l'histoire de la pensée. Il s'agit, en évitant toute interprétation préconçue, d'étudier, sans prétendre à l'exhaustivité, comment ce concept, d'abord présent de façon explicite dans la pensée chrétienne des premiers siècles, se renouvelle ensuite tout au long de l'histoire de la pensée. Le concept de finitude apparaît inauguralement chez Grégoire de Nysse, le théologien fondamental de l'infinité divine, pour qui « le fini » – « to peratoumenon » – est marqué par l'imperfection radicale de ne pas être Dieu. L'essence du fini est alors pensée grâce à la liaison platonicienne entre être et non-être. Appartenant au domaine général du fini, l'homme est, en effet, séparé de l'être véritable, mais il possède aussi un être propre : cette double caractéristique est une constante de l'approche chrétienne du fini, que Thomas d'Aquin exprime dans le concept d'« ens finitum » participant de l'être sans restriction dans sa restriction même. Refusant la discontinuité médiévale entre l'étant fini et son créateur, encore à leurs yeux présente chez Descartes, Leibniz et Spinoza renouvellent le concept de fini par leur ambition commune d'une rationalité infinie du fini, le premier au travers de la notion de « substance finie » dérivée de l'infini, le second par celle de « mode fini », affection de la substance infinie. C'est contre de telles approches de la finitude que la philosophie critique réagit : « l'être raisonnable fini » de Kant est un sujet originaire et ne peut donc trouver aucun appui dans une rationalité infinie. L'idéalisme allemand entreprend de dépasser cette finitude kantienne à partir de Kant lui-même, en repensant la subjectivité transcendantale. La question du statut à accorder à la finitude – « Endlichkeit » – est au cœur des controverses qui l'animent. Heidegger reprendra d'abord, non sans hésitation, ce concept d'« Endlichkeit », ancré dans la tradition occidentale, en parlant d'une « finitude du Dasein », puis d'une « finitude de l'Être », mais le poids historique d'un tel concept lui apparaîtra rapidement incompatible avec la nouveauté de sa pensée. Il ressort de cette étude que la question de la finitude consiste moins à se demander si l'homme est ou non un être fini que de déterminer de quelle finitude il est fini. Cette détermination est historiquement et philosophiquement décisive car elle concerne l'essence de l'homme, qui peut et doit « se connaître lui-même ».

Dimensions : 215 x 135 x 30 - Poids : 530 grammes ISBN : 9782204081740 - SODIS : 8278104


Laurence Hansen-Love, Cours particuliers de philosophie

Cet ouvrage est un " cours particulier ", ce qui signifie qu'il ne s'adresse pas à tous, mais à chacun, et qu'il n'est pas systématique, encore moins exhaustif. Parmi les seize questions retenues, certaines sont classiques, comme " Peut-on définir l'homme " ? d'autres le sont moins, comme " Le cinéma est-il un art ? " mais elles comportent toutes, de façon plus ou moins marquée, une ouverture sur le monde contemporain. Non que la philosophie doive se présenter à toute force comme étant en prise avec l'" actualité " : est-il nécessaire de rappeler en effet que la lecture et le commentaire des textes classiques est une priorité ? De fait, la philosophie pratiquée ici ne se présente pas comme une discipline scolaire seulement, dont le seul public serait les élèves de terminale ou de classe préparatoire : elle apparaît plutôt comme la recherche d'une certaine forme d'acuité, d'une manière d'agir ou de penser plus stimulante, plus sensible, d'un art de vivre dont la recette ne figure - et c'est heureux ! - dans aucun dispositif connu de nous.


José Leroy Eveil et philosophie

présentation de l'éditeur :" Connais toi toi-même " est le précepte de Delphes et le principe originel de la philosophie. Mais qui sait aujourd'hui de quelle puissance d'éveil l'homme est capable ? La philosophie moderne se réduit le plus souvent à un simple exercice intellectuel coupé de la vie ; le philosophe est devenu un penseur et l'homme s'est oublié lui-même. Ceux qui s'intéressent à la connaissance d'eux-mêmes doivent chercher ailleurs leur nourriture. C'est pourquoi ce livre veut nous rappeler ce qu'est la vraie philosophie, ce qu'elle était pour les grecs, pour Platon ou pour Plotin. Mettons nous à nouveau à leur école pour redécouvrir que la philosophie est une discipline rationnelle qui trace un chemin d'éveil à la véritable nature de l'homme. Cet éveil est à la fois une connaissance et une expérience transformante qui ouvre dans l'âme un passage vers l'Esprit, vers la nature originelle de l'homme. Tel est le secret oublié de la philosophie, et son évidence aussi, car les philosophes de l'Antiquité n'ont cessé de l'enseigner. Il est temps d'avoir assez d'audace pour écouter à nouveau l'appel de Delphes et reconstruire des ponts entre philosophie et spiritualité, logique et mystique, raison et intuition.


La phénoménologie de la vie de Michel Henry (1922-2002), l’un des philosophes majeurs de la seconde moitié du XX° siècle, a profondément renouvelé la pensée contemporaine. Ses travaux sur l’essence de la manifestation et l’affectivité, la phénoménologie de la corporéité et l’incarnation, l’auto-révélation et l’auto-donation de la Vie, la phénoménologie matérielle et la phénoménologie de l’invisible, la chair et la subjectivité transcendantale, la philosophie du christianisme, pour ne prendre que ces thématiques centrales, ont eu d’importantes répercussions dans tous les champs de la culture. La critique de l’objectivisme galiléen et des idéologies scientistes, la dénonciation des formes politiques, médiatiques et culturelles de la barbarie moderne, l’affirmation de la primauté de l’individu vivant contre toutes les abstractions économiques, réifications techniques ou hypostases sociales ont conduit Michel Henry à défendre la Vie dans toute sa plénitude, à célébrer les valeurs de l’Esprit, de l’Art et de la Culture jusqu’à la Vérité de la Vie absolue portée par les Paroles du Christ. Le Colloque International de Montpellier – « Michel Henry. Phénoménologie de la vie et culture contemporaine » – a tenu à rendre hommage à cette œuvre novatrice qui a ouvert de nombreux horizons de recherche. D’abord pour le renouvellement de la phénoménologie et la réinterprétation de l’histoire de la philosophie (Eckhart, Descartes, Spinoza, Maine de Biran, Kant, Hegel, Kierkegaard, Marx, Schopenhauer, Nietzsche, Husserl, Heidegger notamment), mais aussi dans tous les domaines du « Monde de la vie » et de la praxis humaine : la théologie, les sciences de l’homme et de la vie, la psychologie et la psychanalyse, l’économie politique, l’esthétique et la création artistique, l’éducation et la thérapie, l’éthique et la politique.
 

 

 

 

 

 

 

 

Charles Pépin Une semaine de philosophie », 2006. Flammarion.

 

 


 

Quand on est jeune il ne faut pas hésiter à philosopher et quand on est vieux il ne faut pas se lasser de la philosophie car personne n’est trop jeune ni trop vieux pour prendre soin de son âme”. Epicure, “Lettre à Ménécée”.

Gil Ben Aych publie Du bonheur d'enseigner la philosophie

 (ou Nouvelle Lettre à Ménécée) (L'HARMATTAN)

EXTRAITS :  Assurément, ce texte se réfère au fameux texte d’EPICURE, intitulé LETTRE A MÉNÉCÉE, texte où le philosophe du Jardin définit la philosophie comme le fait de “prendre soin de son âme”. Cette pratique qui a pour but le bonheur de vivre s’obtient grâce à la mise en pratique de trois idées justes : l’idée juste de Dieu, être immortel fantasmé par les êtres mortels que nous sommes ; l’idée juste de la mort puisque nous ne pouvons jouir qu’entre le temps de notre appa-rition et de notre disparition ; l’idée juste de la vie, soit la satisfaction des désirs par l’obtention des plaisirs et la négation des douleurs. Référer à l’enseignement de la philosophie, la leçon d’Epicure signifie : 1. Enseigner en faisant cours pendant qu’on parle, philosopher c’est ap-prendre à vivre et apprendre à philosopher. 2. Philosopher c’est écouter (la vie) et parler (la comprendre). 3. Ecouter la vie et la comprendre c’est savoir et agir, théories et pratiques confondues. Répéter sans répéter c’est “savoir vivre” et “savoir enseigner”. Philosopher : prendre soin de soi singulièrement, corps et âme indistincts, humainement. (…) Quand on est un jeune professeur de philosophie il ne faut pas hésiter à enseigner la philosophie et quand on est devenu un vieux professeur de philosophie il ne faut pas se lasser d’enseigner la philosophie, car personne n’est trop jeune ni trop vieux pour apprendre à prendre soin de son âme. Dire qu’il est trop tôt ou trop tard pour enseigner la philosophie cela revient à dire que l’heure d’apprendre à être heureux n’est pas encore venue ou qu’elle a déjà passé. Ce qui prouve le rapport de cause à effet entre la philosophie, amour de la sagesse, amour du discernement, et être heureux : prendre soin de son âme comme on prend soin de son corps, soient manger, boire, se reposer, dormir, se laver, faire de l’exercice, rêver, réfléchir, s’exprimer. Ainsi, et le jeune professeur et le professeur âgé doivent, peuvent enseigner la philosophie. Celui-ci afin de renouveler son cours en évoluant d’année en année, et en mesurant la différence entre ses débuts et maintenant ; et celui-là afin de commencer à enseigner l’art de la sagesse, de la réflexion comme s’il était déjà philosophe. Dès lors, il faut rechercher ce qui rend heureux l’enseignant de philosophie, puisque si nous sommes professeurs, en enseignant avec bonheur nous avons tout ce qu’il nous faut, et que si ce n’est pas le cas nous faisons tout pour l’avoir, ce bonheur, cette joie. ……………..

L'Harmattan - 16, rue des écoles 75005 Paris


Raphaël Gély     Rôles, action sociale et vie subjective

Recherches à partir de la phénoménologie de Michel Henry

Comment penser le rapport des rôles à l'affectivité originaire de la vie ? Quelle place les rôles occupent-ils dans la vie subjective des individus et quelle fonction remplissent-ils dans l'accroissement de leur désir de vivre et d'engagement ? Comment ces rôles s'articulent-ils au processus de construction d'un monde commun ? Car si l'expérience des rôles peut générer de la souffrance sociale, n'est-elle pas en même temps nécessaire à la montée en puissance d'une véritable créativité individuelle et collective ? A partir d'une reprise des thèses les plus fondamentales de la phénoménologie de Michel Henry, cet ouvrage a pour objectif de montrer de quelle façon une certaine expérience des rôles est nécessaire à l'intensification de l'épreuve que les individus font de la singularité radicale de la vie, de sa partageabilité et de sa créativité. En ouvrant un champ de recherche inédit consacré au rapport entre les rôles et l'épreuve que les individus font de leur appartenance à la dynamique d'une vie tout aussi originairement commune que singulière, l'auteur démontre ainsi que si un certain usage des rôles participe à une aliénation de la vie, un autre usage est requis pour libérer les forces de vie des individus. Avec ce projet d'une phénoménologie radicale de la vie sociale, c'est du rapport entre les rôles et la créativité de la vie dont il est essentiellement question.

Collection: Philosophie & Politique - Philosophy & Politics

Vol. 13 Année de publication: 2007 Bruxelles, Bern, Berlin, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien, 2007. 205 p. ISBN 978-90-5201-347-3 br.


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