Les repères philosophiques (suite)

Afin de mieux préciser l'enseignement de la philosophie et ses exigences, le groupe d'experts des programmes a proposé de recentrer la réflexion du nouveau programme sur des notions dites "repères", qui sont en quelque sorte transversales à toute question abordée dans les notions elles-mêmes. La liste suivante a été arrêtée :

Absolu / relatif - Abstrait / concret - En acte / en puissance - Analyse / synthèse - Cause / fin - Contingent / nécessaire / possible - Croire / savoir - Essentiel / accidentel - Expliquer / comprendre -En fait / en droit - Formel / matériel - Genre / espèce/ individu - Idéal / réel - Identité / égalité / différence - Intuitif / discursif - Légal / légitime - Médiat / immédiat - Objectif / subjectif - Obligation / contrainte - Origine / fondement - Persuader / convaincre - Ressemblance / analogie - Principe / conséquence - En théorie / en pratique - Transcendant / immanent - Universel / général / particulier / singulier.


obligation/contrainte

Une obligation est une règle que je suis à même de reconnaître et d'accepter de moi-même, une contrainte est une restriction physique de la liberté.

Contexte dans lequel ces repères fonctionnent :

En philosophie politique on dit que la loi est une obligation et non une contrainte.

origine-fondement

Le problème de l'origine des choses est celui du mythe  et de son interprétation. La question du fondement relève elle de la justification que la raison est à même de proposer quant à l'élucidation ultime des phénomènes.

Contexte dans lequel ces repères fonctionnent

La distinction entre origine et fondement renvoie à la différence entre le mythe et logos. Le débat sur l'origine de la société renvoie au mythe de l'état de nature. Voir question de l'origine des langues, l'origine du temps. La science n'aime pas les régressions vers l'origine, elle préfère les laisser à la religion. On fonde en raison. Platon et le mythe. Kant et les fondements du savoir. Husserl et la fondation de la philosophie comme science. etc.

persuader/convaincre

La persuasion est un usage de la parole purement rhétorique, qui joue plus sur les affects que sur la raison. L'usage de la parole reposant sur la  conviction est rationnel, il s'adresse à l'intelligence de tout homme, sans manipuler ses sentiments.

Contexte dans lequel ces repères fonctionnent :

Dans l'analyse de la vocation du langage on peut distinguer sa vocation philosophique et son utilisation sophistique, rhétorique, comme pouvoir. La conviction permet l'exercice d'un dialogue fécond. Voir la différence entre une thèse et une opinion. La conviction rationnelle n'est pas l'assentiment du cœur, cf. La religion chez Pascal. etc.

ressemblance-analogie

Un raisonnement par analogie établit un parallèle entre une réalité abstraire et des objets concrets. Procéder en cherchant des ressemblances, c'est procéder en faisant des inductions pour les généraliser.

Contexte dans lequel ces repères fonctionnent :

Un exemple de raisonnement par analogie dans l'image de l'océan comparée à l'Absolu. L'analogie du lac pour évoquer la différence entre conscient, subconscient et inconscient. Le paradigme scientifique est analogique. Cf. la métaphore des darwiniens, l'analogie du hologramme etc.

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