Textes philosophiques

Schopenhauer    la musique est plus que des mathématiques


    "... un art si élevé et si admirable, si propre à émouvoir nos sentiment les plus intimes, si profondément si entièrement compris, semblable à une langue universelle qui ne le cède pas en clarté à l'intuition elle-même! Nous ne pouvons donc pas nous contenter de voir en elle avec Leibniz exercicitiup artihmeticas occultum me scientis se numerare animi (un exercice d'arithmétique inconscient dans lequel l'esprit ne sait pas qu'il compte). Leibniz a a raison à son point de vue, car il n'en considérait que le sens extérieur, immédiatement apparent, et pour ainsi dire l'écorce. Mais s'il n'y avait rien de plus dans la musique, elle ne nous donnerait que le plaisir d'un problème d'arithmétique dont on trouve la solution exacte; ce n'est pas là cette joie profonde qui, nous le sentons,  nous émeut jusqu'au fond de notre être. Nous considérons les choses au point de vue esthétique, nous nous proposons d'envisager l'effet esthétique, et à ce point de vue, nous devons reconnaître dans la musique une signification plus générale et plus profonde, en rapporta avec l'essence du monde et notre propre essence; à cet égard les proportions mathématiques auxquelles on la peut réduire ne sont plus elles-mêmes qu'un symbole, loin d'être la réalité symbolisée"».

Le Monde comme Volonté de Représentation  réédition P.U.F. 2004, p. 327-328.

Indications de lecture:

 


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