Textes philosophiques

Jean Klein     l'être-connaissance


   "Nous ne connaissons jamais notre vraie nature, nous pouvons seulement connaître ce que nous ne sommes pas. Nous ne pouvons connaître la transcendance, nous pouvons seulement connaître ce que nous connaissons déjà. La connaissance du monde des formes n'est pas une authentique connaissance. Le savoir objectif est seulement perception, émotion ou concept surimposés. Le vrai savoir est être-connaissance. Cela ne eut ni s'objectiver, ni se percevoir. Le désir de cet être-connaissance est le mobile, la raison qui sous-tend toutes nos activités. comme nous ne sommes pas conscients de la réalité de ce mobile, toutes nos activités quotidiennes sont en général très dispersées, et nous avons besoin d'ordinaire d'un maître pour nous guider, pour nous orienter cers une meilleure compréhension.

    Le corps et l'esprit n'ont aucune réalité en eux-mêmes, ils sont entièrement dépendant de la conscience. Ils changent constamment. C'est l'arrière-plan immuable qui nous permet d'une prendre conscience. Ils apparaissent et disparaissent en nous, dans la conscience, mais nous ne sommes pas en eux. Le corps et l'esprit n'ont d'existence que quand nous les pensons, ainsi pouvons-nous observer leur discontinuité.

    Quand nous objectivons cet être-connaissance, quand nous essayons de la concevoir dans le corps et l'esprit, la conscience elle-même semble discontinue. Pour le psychologue, il en est ainsi. Mais quand nous observons mieux, nous pouvons clairement voir, et sans l'ombre d'un doute, que c'est une erreur. Il n'y a qu'on manque de profondeur dans l'investigation.

    Dans l'état de veille ou dans le rêve, nous sommes impliqués dans l'objet. dans le sommeil profond, non. Mais ces trois était reposent sur la pure conscience, sur le continuum. Ce continuum se trouve dans l'intervalle qui sépare deux pensée, deux perceptions, ou dans le sommeil profond. d'ordinaire, nous mettons l'accent sur 'l'absence d'un objet. Nous le plaçons sur le côté objectif de l'expérience, ce qui en fait surgir l'aspect négatif. Si nous n'avions pas mis l'accent sur l'absence d'objets, nous nous rappellerions son côté positif, la présence de la pure conscience, la totalité.

    Toute question que nous pouvons nous poser sur notre vraie nature surgit du sentiment d'être, sinon nous ne pourrions même pas concevoir la question. Elle naît spontanément de la réponse elle-même. dès que le cherche se perdra dans le silence, il découvrira qu'il est lui-même cette vérité. Le chercher est ce qui est cherché, et ce qui est trouvé. cette découverte n'est pas soumise aux limites du temps et de l'espace. C'est une vision immédiate... C'est alors que nous pouvons parler de véritable intimité avec nous-même, nous connaissons notre propre vérité, notre essence, notre axe véridique. Ce n'est pas une situation où l'on réduit al conscience à la connaissance d'une chose, au contraire, la vision instantanée, directe, ouvre à la conscience sans objet ".

La Conscience et le Monde, Ed. l'originel p. 82-83.

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