Textes philosophiques

Krishnamurti    ce qui est, ce qui devrait être, le réel et l'idéal


     « Il devient nécessaire, s’il doit y avoir un changement profond et vivant, de percevoir la complexité de notre vie sans choix, simplement voir exactement « ce qui est ». « Ce qui est » est bien plus important que « ce qui devrait être ». Or, on a seulement « ce qui est » et jamais « ce qui devrait être ». « Ce qui est » est voué à finir, et ne peut devenir autre chose. Le fait de finir est bien plus important que ce qui se trouve au-delà de la fin. Recherche ce qui est au-delà, c’est cultiver la peur, c’est éviter, fuir « ce qui est ». Nous courons toujours après ce qui n’est pas, après autre chose que la réalité. Si nous pouvions le voir et rester avec « ce qui est », aussi désagréable, effrayant ou aussi agréable soit-il, l’observation, qui est attention pure, dissiperait alors « ce qui est ». Une de nos difficultés, c’est que nous vous continuer et l’on se dit : « je comprends cela et puis après ? » Le « après » s’éloigne de « ce qui est ». « Ce qui est » est le mouvement de la pensée. Si c’est douloureux, la pensée essaie de l’éviter mais si c’est agréable, elle le retient et le prolonge, c’est là un aspect du conflit.

                Il n’y a pas de contraire, mais seulement "ce qui est" réellement. Comme il n’y a pas de contraire dans le domaine psychologique, l’observation de « ce qui est » n’entraîne pas de conflit… L’idéal engendre le conflit. Mais nous sommes conditionnés par des siècles d’idéalisme, l’État idéal, l’homme idéal, le modèle, le dieu. C’est cette séparation entre le modèle et la réalité qui engendre le conflit».

 Apprendre est l’Essence de la Vie, p. 218-219.

Indications de lecture:

 Voir dans l’index des leçons, la question de l’opposition entre « ce qui est » et « ce qui devrait être » est centrale.


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