Textes philosophiques

F. Nietzsche      la pensée comme simple phénomène


   "Une pensée ne vient que quand elle veut, et non pas lorsque c'est moi qui veux ; de sorte que c'est une altération des faits de prétendre que le sujet moi est la condition de l'attribut "je pense". Quelque chose pense, mais croire que ce quelque chose est l'antique et fameux moi, c'est une pure supposition, une affirmation peut-être, mais ce n'est certainement pas une "certitude immédiate". En fin de compte, c'est déjà trop s'avancer que de dire "quelque chose pense", car voilà déjà l'interprétation d'un phénomène au lieu du phénomène lui-même. On conclut ici, selon les habitudes grammaticales: "Penser est une activité, il faut quelqu'un qui agisse, par conséquent..." [...] Peut-être s'habituera-t-on un jour, même parmi les logiciens, à se passer complètement de ce petit "quelque chose" (à quoi s'est réduit finalement le vénérable moi)".

Par delà le bien et le mal

Indications de lecture:

Cf. La nature du sujet conscient, part B. Le phénoménisme. Dans la leçon sur les croyances inconscientes, on trouvera l'idée chez Byron Katie, ainsi que dans celle sur l'énergie de la pensée. Voir ce que dit S. Aurobindo à ce sujet qui est très éclairant. Et pourtant, l'expérience du témoin intérieur, le Je reste valide, mais il n'a plus rien à voir avec l'ego.


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