Leçon 80.   La fidélité à soi et le temps       

    Il y a des trahisons que nous ne pardonnons pas. Comment comprendre que l’idéaliste hippie des années 68 devienne quelques années plus tard un requin de la finance sans scrupule ? Il n’a pas eu cette fidélité à ses engagements premiers, à ses idéaux, cette fidélité à soi qui nous semble le signe d’une véritable constance, une constance digne d’être admirée. Celle d’une personne authentique. Un opportuniste qui change de camp tous les deux ans n’a ni constance, ni fidélité, c’est une girouette qui suit le vent de l’Histoire. Un opportuniste n'a pas le sérieux sur lequel nous pourrions fonder une vraie confiance.

    Pourtant, il est aussi nécessaire de ne pas rester rigide, de savoir épouser le changement. Il est essentiel et de savoir laisser aussi le passé en arrière de soi. Quand on a cessé de croire à un idéal de jeunesse, faut il le momifier et continuer à lui vouer un culte? Il faut savoir déposer la valise du passé pour repartir libre et s’autoriser le droit d’être différent de celui que l’on a été. Ce n’est pas là une traîtrise ou une hypocrisie. C’est revendiquer une fidélité peut-être plus profonde, celle d’une aspiration qui grandit, d’un changement qui transforme, d’une évolution intérieure qui mûrit.

    Tout le problème se résume donc en une question : peut-on durer tout en restant fidèle à soi-même ? Le temps compromet-il l’identité ou peut-il la sauver ? Quel lien y a-t-il entre la continuité du moi et l’identité de la personne ?

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A. Fidélité et infidélité

    La fidélité, telle qu’elle est entendue le plus couramment est par essence une vertu, qui dans le schéma duel ordinaire de l’attitude naturelle, s’oppose à un vice, l’infidélité. Dans les termes d’Aristote, la vertu est une disposition acquise, une habitude à vouloir maintenir sa conduite dans la direction du bien. Le vice est une mauvaise habitude contraire. Une vertu se cultive, suppose donc une volonté continue. En ce sens la vertu se distingue de la passion qui elle dépend surtout d’une force de la Nature plus que d’une disposition volontaire. La fidélité est une vertu et non pas une passion. (texte) Elle suppose une volonté personnelle et surtout, une constance dans la volonté personnelle. « La fidélité est vertu de mémoire et la mémoire elle-même comme vertu ». L’infidèle manque de constance dans la mémoire. La fidélité est aussi perçue comme un engagement sérieux, ce qui suppose une mémoire maintenue ou un serment que l’on n’oublie pas. Ainsi, la promesse tenue suppose la fidélité qui la maintient, quelques soient les circonstances et la durée. Cependant, l...

    1) Concrètement, nous parlons de fidélité pour désigner la constance de la relation d’attachement dans le couple : « elle est restée fidèle à son mari » veut dire, elle ne l’a pas trompé, elle n’a pas trahi son engagement avec lui dans le mariage. « Il n’est pas fidèle » est entendu comme : il est capable d’oublier sa relation dans la mariage pour courir les filles et chercher une aventure ailleurs. Dans un monde laxiste comme le nôtre, la fidélité n’a pas très bonne presse et le mariage non plus. Pourquoi ? Parce que nous craignons un engagement que nous ne saurons pas tenir. Eviter l’engagement, c’est éviter de s’engager à l’égard d’un autre, c’est éviter la fidélité à l’autre et par avance autoriser l’infidélité. Le flottement des relations aujourd’hui fait que nous avons une attitude très ambivalente. Nous admirons celui qui est capable de rester fidèle, car il manifeste une constance qui nous manque. Nous tournons aussi en dérision la fidélité comme valeur passéiste, relent de morale chrétienne, tabou qui ne devrait pas résister à la révolution sexuelle. Nous sommes très versatiles et nous avons fini par penser que l’infidélité, du vice peut aujourd’hui devenir ...

    2) Dans notre monde actuel, à quoi sommes-nous fidèle ? On reste fidèle à des souvenirs communs et pas à la personne. Pourtant, être fidèle à ses amis, c’est être fidèle. Ce qui dès lors prend de la valeur, c’est la qualité de la relation dans l’affection, ce qui ne veut pas dire attachement autour d’un objet qui relèvent d’une compromission dans le mal. « Les SS juraient fidélité à Hitler, cette fidélité dans le crime était criminelle ». La fidélité n’est vertu que si elle enveloppe non pas un attachement, un conformisme, une imitation, mais une continuité qui est fidélité au Bien et non au mal. Une persistance mécanique de la mémoire ne fait pas une fidélité « la fidélité dans la sottise fait une sottise de plus ». Comte Sponville conclut donc fidélité, fidélité aimante, fidélité vertueuse, fidélité volontaire.

   --------------- La fidélité sociale suppose le contrat, une relation morale conclue et qui doit être suivie. Le contrat à son tour suppose la parole donnée, une parole qui engage et que l’on ne doit pas rompre, sous peine de devenir infidèle à la parole donnée. Je tiens ma parole par fidélité. La fidélité suppose un sujet moral, une personne constante dans ses engagements. Cela explique pourquoi, dès que l’on aborde la fidélité, c’est avec une appréciation morale et dès que nous rencontrons l’infidélité, c’est avec le sens de la faute. L’infidèle peut-être hypocrite et menteur, il peut-être versatile, frivole, perfide et inconstant. Et si le reproche est là dans ces mots, c’est parce que nous pensons que c’est une question de devoir-être, pas une question de fait, sur le plan de l’être. La fidélité prend une forme active dans sa version militante d’engagement social. On dit de A : « il est resté fidèle à la classe ouvrière ». Dans ce sens, il est possible de parler de fidélité à soi, dans la constance d’un engagement, la rectitude des convictions. A l’inverse, l’opportuniste qui change de camp dès que le vent tourne, n’a pas de constance, ni de rectitude.

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B. Constance et inconstance

    Le problème, c’est que la fidélité se situe dans le temps psychologique et que le temps est impossible à maîtriser. Le temps est par nature déstabilisant. Est-ce à dire que c’est le temps qui interdit la fidélité ? Est-ce le temps qui nous empêche de conserver une fidélité par rapport à nous-mêmes ? Le temps est-il par nature destructeur?

    1) Il semble inutile d'essayer de garder une continuité quand le temps détruit nos efforts. Le temps semble contredire nos plus profonds désirs et nous mettre dans l'incapacité de rester fidèle. Le changement nous conduit à devenir autre. Montaigne dans les Essais se plaint de l’inconstance de la vie humaine et il découvre que tout regard vers le passé met en évidence une altérité. Dès que je regarde en arrière, j’ai l’impression de n’être aujourd’hui plus celui que j’étais hier. L’un dira : « Je ne suis plus ce gamin insouciant, stupide, idéaliste et borné ». Une autre dira « je ne suis plus cette gamine frivole, au mauvais caractère, soucieuse seulement de son image devant les autres ». J’ai changé. Les deux diront ensemble : « j’ai changé depuis cette époque ». S’il y a effectivement changement, la continuité de la vie ressemble à une galerie de personnages d’une vie qui est celle de l’ego et de ses formes successives. Où est la fidélité dans tout cela ? Le moi tour à tour prend la forme du niais, du sage, du fou, du passionné de la brute ou de salaud. Il ne semble pas pouvoir rester le même.

    Pourtant où est la Durée, il y a nouveauté et création de soi : Bergson dit : il n'y a que le changement et pas de chose qui change. La chose, c’est un personnage que prend le moi superficiel. Ce n’est pas le jaillissement de la durée du moi profond. (texte) La durée est sans rupture, elle est une continuité, donc elle se maintient d'elle-même, si bien que seul son flux conserve une unité essentielle permanente. La cohérence avec soi dans la durée est le Soi. Il ne faut pas confondre rester soi-même comme une statue inaltérable (une chose) ou rester fidèle à soi-même comme une rivière qui continue de couler (la conscience). Il est vain d’exiger de qui que ce soit de rester le même, quand le temps nous fait changer, mûrir, nous transformer, quand le temps emporte les circonstances dans un Devenir qui n’a pas de fin. L’attitude naturelle a beaucoup de difficulté à apprendre cette leçon, parce qu’elle est par nature chosique. Au fond, nous voudrions clouer l’identité personnelle comme un papillon dans une boîte, comme nous cherchons à amasser des « choses » solides, qui peuvent nous rassurer dans le temps. J’ai ma maison, j’ai mon argent à la banque, j’ai mon contrat d’assurance en cas de pépin, j’ai des amis sur qui compter. Cela me rassure. Tout ne fout pas le camp tout de même, il doit bien y avoir en ce monde des choses solides sur lesquelles on peut compter ! Et des gens surtout ! Ce serait terrifiant de penser que tout ce qui vient s’en va et que tout est provisoire en ce monde ! Le fleuve du Devenir est effrayant. Il m’oblige à reconsidérer tout ce que je rencontre dans ce monde pour le regarder comme relatif or je passe ma vie à lutter pour donner une valeur absolue à ce à quoi je tiens par-dessus tout ! Il faudrait tout lâcher pour accepter l’écoulement ? Non, non et non ! Je dis non de toutes les fibres de mon être et je résiste ! Je suis prêt à me battre contre l’univers entier pour qu’il ne m’arrache rien, pour parvenir à mettre tout ce qui a de la valeur dans un musée et me rassurer contre le poison du changement. Je fais tellement d’effort pour me rassurer, pour immobiliser ce qui pourrait changer ! La mère voudrait parfois pétrifier son enfant, le figer dans l’enfance pour jouir éternellement de son rôle de mère. L’amant voudrait immobiliser son amour, le mettre au congélateur ! Pour qu’il soit éternellement sa joie ! Le retraité qui a mis ton son amour dans le soin de sa maison ne supporte pas l’idée de partir et de tout quitter. L’arriviste qui a enfin gagné les sommets de la hiérarchie sociale voudrait éternellement jouir de sa position de pouvoir. Il est accroché à son fauteuil et y tient, même si son destin semble l’appeler ailleurs. Du fond de nos sécurités, nous voulons bien que les choses durent... mais sans changement ! Nous n’aimons pas les surprises, sauf si elles sont agréables. Notre idée de la constance est rigide et mécanique. (texte) Ce que nous appelons constance est un concept élaboré par le mental pour thésauriser le provisoire et nier le Temps. Ah ! Si on pouvait se planquer dans un nid douillet, avec des certitudes confortables, avec l’aisance matérielle, et de quoi se donner l’hébétude hilare et replète de l’homme qui se dit « satisfait » de ce qu’il possède ! L’ego n’accepte le changement que quand il peut le dominer, le régir, le contrôler. Il ne supporte pas le changement qui l’atteint dans son territoire d’influence propre, qui le touche dans son intimité et surtout dans ses possessions. Comme le dit joliment Bertrand Russel, la vie ordinaire, c’est un peu comme le fait de vivre dans une ...

    2) Flûte ! Chacun de nous a parfaitement le droit d’être un autre ! Il y a dans Cahier d’éveil II de Stephen Jourdain un passage magnifique dans ce sens. Qu’est-ce que moi ? Un bloc de sel ? Un paquet de souvenirs à remiser au grenier de l’esprit ?

    « Tuez le vieillard qui, en vous, a pris votre place. Et, une fois pour toutes, comprenez que ses faims et ses soifs, ses faims apprêtées et ses soifs fignolées, ne sont point vôtres. VOUS ÊTES UN AUTRE.

    Ce paquet sénile de raison et d’explications ne vous concerne pas. Plantez-le là. Vous en avez le droit : VOUS ÊTES UN AUTRE… Et une fois que vous serez planté là et serez devenu ce que vous êtes, n’oubliez pas que ce que vous êtes ne possède aucun droit de propriété sur ce que vous êtes ; mais qu’en revanche, vous, vous détenez le droit imprescriptible de résilier, à tout instant, si ça vous chante, le contrat de location ayant pour objet votre identité » !! « …Car ce n’est que par l’usage de ce droit, réellement exorbitant, à être éternellement UN AUTRE que vous accédez à MOI et à votre identité véritable ». Nous avons passé tant de temps dans la retenue à être, dans la retenue à être soi, pour chercher à nous mouler dans une image, pour nous emplâtrer dans une image du moi, qu’il est peut-être temps de tout lâcher pour nous autoriser enfin la respiration du changement !

- « Vous m’enjoignez de faire quoi, exactement ?

    De vous reporter à l’homme particulier que vous vous sentez être, qui se définit d’autorité comme le commencement, la fin et le milieu de vous, en vous attachant, au pris d’une difficile dilatation de votre regard interne, à appréhender la chose dans sa globalité. ET DE POSER LA VALISE.

      Je me pose sur le quai de la gare, et je m’en vais en sifflotant ?

      C’est tout à fait ça.

      Et qu’est-ce que je gagne dans l’affaire ?

    - Je vous l’ai dit : le bien suprême, MOI. Un abîme inouï de liberté et de joie. De joie exultante ».

    Il n’est pas facile de poser la valise ! Et puis on a mis tellement de choses dedans. Comme le dit Stephen Jourdain, on ne s’est pas rendu compte à quel point cette constitution d’un ego bien solide a fini par devenir une entreprise d’écrasement de l’âme ! Au lieu d’entrer dans la Vie à pas de danseur, nous entrons dans la vie la tête basse, portant le fardeau de notre obligation à être untel ou untel, à être ceci ou cela, tout en se refusant la légèreté, en se refusant à être différent de ce que nous avons été. Bref, en nous refusant notre propre liberté. Et ce qui est proprement stupéfiant dans ces pages de Stephen Jourdain, c’est que justement il nous décrit un passage abrupt depuis moi= petite-chose—rigide-farcie-d’un-passé-vieillot à Moi authentique, neuf à chaque instant, imprévisible et libre. Et le nœud de l’affaire n’est rien d’autre que le sens faux ou le sens vrai de la constance et de l’inconstance. (texte)

    3) Cependant, l’inconstance peut s’entendre aussi dans un sens beaucoup plus léger et superficiel, comme manque de constance, comme incapacité de se maintenir dans le sérieux et l’application à une tâche, incapacité de consécration vraie pour construire une œuvre de valeur. L’inconstant papillonne d’un objet à un autre. Communément parlant, d’une femme à une autre. C’est exactement ce que défend le Don Juan de Molière en faisant l’éloge de l’inconstance :

    ---------------« Quoi ? Tu veux qu'on se lie à demeurer au premier objet qui nous prend, qu'on renonce au monde pour lui, et qu'on n'ait plus d'yeux pour personne ? La belle chose de vouloir se piquer d'un faux honneur d'être fidèle, de s'ensevelir pour toujours dans une passion, et d'être mort dès sa jeunesse à toutes les autres beautés qui nous peuvent frapper les yeux Non, non la constance n'est bonne que pour des ridicules ; toutes les belles ont droit de nous charmer, et l'avantage d'être rencontrée la première ne doit point dérober aux autres les justes prétentions qu'elles ont toutes sur nos cœurs. Pour moi, la beauté me ravit partout où je la trouve, et je cède facilement à cette douce violence dont elle nous entraîne. J'ai beau être engagé, l'amour que j'ai pour une belle n'engage point mon âme à faire injustice aux autres ; je conserve des yeux pour voir le mérite de toutes, et rends à chacune les hommages et les tributs où la nature nous oblige. Quoi qu'il en soit, je ne puis refuser mon cœur à tout ce que je vois d'aimable ; et dès qu'un beau visage me le demande, Si j'en avais dix mille, je les donnerais tous. Les inclinations naissantes, après tout, ont des charmes inexplicables, et tout le plaisir de l'amour est dans le changement. On goûte une douceur extrême à réduire, par cent hommages, le cœur d'une jeune beauté, à voir de jour en jour les petits progrès qu'on y fait, à combattre par des transports, par des larmes et des soupirs, l'innocente pudeur d'une âme quia peine à rendre les armes, à forcer pied à pied toutes les petites résistances qu'elle nous oppose, à vaincre les scrupules dont elle se fait un honneur et la mener doucement où nous avons envie de la faire venir. Mais lorsqu'on en est maître une fois, il n'y a plus rien à dire ni rien à souhaiter; tout le beau de la passion est fini, et nous nous endormons dans la tranquillité d'un tel amour, Si quelque objet nouveau ne vient réveiller nos désirs, et présenter à notre cœur les charmes attrayants d'une conquête à faire. Enfin il n'est rien de si doux que de triompher de la résistance d'une belle personne, et j'ai sur ce sujet l'ambition des conquérants, qu... ».

    L’inconstance ici est relative au désir et à la recherche du plaisir. Le libertin défend une règle de vie : chercher en toutes choses à capturer des plaisirs, chercher la vivacité du plaisir, de la possession de la conquête ; et dès que le plaisir s’affaiblir passer à un nouveau plaisir et ainsi de suite de conquête en conquête, sans qu’il n’y ait jamais véritable amour, sans qu’il n’y ait jamais de véritable don, mais seulement l’attachement vif et fugitif d’un éblouissement qui fait naître le désir et qui s’éteint dès que le désir est assouvi. (texte) Le libertinage est une conception touristique de la vie qui abandonne toute constance et choisi la voie de l’improvisation du plaisir, de la fête renouvelée. L’inconstance est ici l’inconstance du désir et rien de plus. La fidélité est vue comme la tombe dans laquelle il reste à coucher le cadavre de l’amour-passion. Pas d’engagement dans l’amour, ou un engagement toujours superficiel et trompeur, pas un « engagement de l’âme », l’âme qui ne donne donc jamais rien, ne se donne jamais à rien, mais prend encore et encore, prend la beauté, prend la grâce, capture l’amour d’un autre et le consomme rapidement. Amour qui est un produit périssable, l’objet d’une consommation fébrile. Frédéric Beigbeder soutient en ce sens que l'amour dure trois ans. Mais parce que le désir est toujours changeant et inassouvi, il lui faut cependant être porté par une force et une unité qu’il n’a pas : c’est l’unité de la volonté. La volonté de puissance, chez le séducteur, trouve un suprême plaisir à soumettre une autre volonté à ses caprices : « lorsqu’on est maître une fois, il n’y a plus rien à souhaiter ». Pour la volonté de puissance, rien n’est plus vif que le plaisir  « que de triompher de la résistance d'une belle personne », de lire la soumission dans son regard, de jouir de sa dépendance en faisant de la belle une esclave. En faire un objet (la femme-objet) et la priver de sa liberté en la plongeant dans la souffrance du désir et de l’attachement, le tout étant enrobé par la magie de l’illusion propre à la séduction. Si le sens même de l’ego tient à l’égocentrisme, si l’égocentrisme se traduit par la volonté de tout ramener à soi, de posséder, de régner sur sa propriété, il est assez clair que le séducteur est un monstre d’égocentrisme. Mais au moins est-il conséquent et implacable dans sa logique de prédateur. ..

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C. Être soi-même et devenir soi-même   

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Questions:

1. Pourquoi attribuer un sens religieux à l'infidélité?

2. Comment comprendre la fidélité à soi en tant que présence?

3. Pour ne pas trahir quelqu'un d'autre, ne peut-on en venir à se trahir soi-même?

4. L'engagement idéologique peut-il être distingué de la Nécessité intérieure?

5. Pourquoi notre époque se complaît-elle dans la dérision de la fidélité?

6. Peut-on réduire la fidélité à une forme de relation à autrui?

7. En quel sens la fidélité est-elle vertu?

Vos commentaires

   © Philosophie et spiritualité, 2002, Serge Carfantan.
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