Leçon 189.   Introduction à la psychologie       

    Disons-le tout net, ce titre contient une erreur qui risque de produire une illusion. Il laisse entendre qu’il existerait « une » discipline appelée « psychologie » enveloppant dans sa structure différents « départements », suivant une classification admise. C’est faux. Il n’y a aujourd’hui aucune unité de la psychologie. Il n’existe pas parmi les sciences humaines de discipline plus fragmentée que la psychologie. Si un physicien relativiste peut ne pas connaître la théorie quantique, il admet pourtant qu’elle fait partie de la physique. Il sait reconnaître ce qui fait ou non partie de la physique. Mais ce n’est pas le cas en psychologie où personne ne connaît l’ensemble des références. Les auteurs majeurs pour les libraires, comme Abraham Maslow ou Stanislas Grof n’existent tout simplement pas dans l’enseignement. Il n’y a aucun rapport entre ce que l’on trouve dans les magazines grand public de psychologie et ce qui se pratique à l’Université. Les spécialistes disent pudiquement que les modèles biologiques de la recherche et le modèle culturel de la psychologie "ont du mal à s’articuler". Il faut mettre en garde le futur étudiant, s’il cherche dans la psychologie universitaire une quelconque forme de « connaissance de soi », il sera déçu et surpris.

    Dans le consensus actuel on admet la différence entre psychiatrie, spécialisation des études de médecine dans la maladie mentale, psychanalyse, école fondée par Freud ; psychologie générale. On admet qu’un psychologue est, soit une personne que l’on embauche pour faire des tests de recrutement en entreprise, ou quelqu'un qui donne des consultations pour soulager des personnes vis-à-vis de leurs problèmes. Mais pour ce qui est des contenus, c’est le flou le plus complet.

    Le mot psychologie veut dire « science » de « l’âme », en grec. C’est un mot qui n’a pas cours en psychologie. Nous pouvons dire connaissance du « psychisme », ou science de « l’esprit », ou de la « pensée », ou du « mental », ou du « comportement » etc. Cela donne autant de pistes différentes. La question qu’est-ce que la psychologie ? est redoutable en raison de la confusion régnante quand à l’objet que l’on considère. Il n'est même pas évident que le « connais-toi toi-même !» socratique ait aujourd'hui vraiment un sens en psychologie.

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A. Tentative de classification

    Essayons de faire un état des lieux. La psychologie a sa place dans notre société, mais elle est tiraillée entre des exigences contradictoires. Les logiques de l'enseignement, de la recherche et de l'intervention ne se recoupent pas. Pour faire simple, disons que dans l’enseignement universitaire existe un corpus de références classiques comme Jean Piaget, Freud, etc. qui continuent d’être enseignés. Il existe une psychologie plutôt « neurologique »,  « comportementaliste » ou « cognitive », dans la recherche qui n’est pas du tout axée sur les mêmes références. Enfin, les thérapeutes peuvent se réclamer d’écoles extrêmement diverses : de la psychologie analytique, humaniste, transpersonnelle, spirituelle etc. le tout sans aucun rapport avec l’enseignement universitaire ou la recherche.

     ---------------1) Commençons par des remarques à l’attention de futurs étudiants en psychologie. Une confession tout d’abord. L’enseignement de la philosophie en classe de terminale fait la part belle à Freud. Mais le problème, c’est que cela fait belle lurette que la théorie de l’inconscient est contestée et désertée par les psychologues. En tout cas ce n’est jamais qu’une théorie parmi d’autres et elle est plutôt passée de mode. Il est parfaitement possible de faire des études de psychologie sans rien connaître de la psychanalyse. L’intérêt pour l’œuvre de Freud est maintenu en France artificiellement uniquement en raison du soutien que lui apporte l’enseignement philosophique et du succès littéraire qu’il a toujours rencontré en librairie. Freud n’est pas du tout représentatif des courants de la psychologie contemporaine. On ne peut pas demander aux enseignants de philosophie de tout connaître, mais le reproche qui leur est fait parfois de véhiculer une idée fausse de la psychologie est fondé. C’est une des raisons pour lesquelles la première année de psychologie en Fac s’avère pour beaucoup d’étudiants décevante et démotivante. Ils ne s’attendaient pas à ce qu’ils y trouvent, car ils sont restés sur l’image de Freud reçue en cours de philosophie en terminale. Il est donc important d’intégrer dès maintenant des éléments de critique de la psychanalyse et de garder l’esprit ouvert sur des approches différentes. Contrairement à une idée répandue, un bon psychologue n’a pas forcément lu Freud.

    Autre idée reçue : on croit qu’il est indispensable d’avoir de solides bases en philosophie pour commencer l’étude de la psychologie. Théoriquement, c’est tout à fait juste, car la philosophie est par nature transdisciplinaire, c’est en elle que toutes les disciplines peuvent être resituées. Mais dans les faits, dans la pratique, c’est faux. L’étude de la psychologie est in facto  complètement dissociée de la philosophie, ce qui correspond à la tendance actuelle de l’enseignement à fragmenter à l’extrême le savoir et à supprimer les ponts entre disciplines. Si un enseignement philosophique est maintenu en cycle universitaire, c’est seulement sous la forme d’une épistémologie de la psychologie. Une sorte d’annexe présentant les théories cognitives en général.

    L’étudiant débutant croit aussi que le psychologue est quelqu’un qui se consacre à autrui par l’aide, ou le conseil, généralement en cabinet privé ou en établissement hospitalier. Ce n’est pas faux, mais ce n’est qu’une partie de la vérité. Une bonne partie de ceux qui se consacrent à la recherche en psychologie n’ont pas vocation à aider autrui. La psychologie ne se limite pas à la consultation. De plus, cet aspect est aussi largement pris en charge par la psychiatrie qui implique elle tout le cursus de médecine. La psychiatrie est une spécialité après la médecine.  

    Bref, il y a un fossé important entre la psychologie envisagée par le grand public, et la psychologie d’orientation scientifique enseignée en Université. Quelle serait la définition de la psychologie ayant cours dans l'enseignement ? Disons que le paradigme actuel définit la psychologie comme l’étude du fonctionnement des mécanismes mentaux qui sous-tendent les comportements humains. Cette psychologie revendique souvent le statut de science et elle entend produire avec une méthodologie scientifique, un savoir concernant l’objet qu’elle étudie, l’esprit humain. A cet égard, la psychanalyse freudienne (et ses dérivés  comme la psychologie analytique de C. G. Jung), n’est donc qu’une sous-discipline, dans un ensemble très complexe.

    2) Une fois ceci admis, le terrain est libre pour marquer des distinctions. Le plus simple, pour commencer, consiste à différencier les rubriques de la psychologie par leur domaine d’investigation, tel qu’il est identifié dans l’enseignement universitaire :

 - La psychologie générale, appelée aussi psychologie cognitive, désigne l’étude du domaine de la pensée, appelé techniquement « cognition ». Elle recoupe des champs aussi variés que la perception, l’intelligence, le langage, la mémoire, l'apprentissage, la motivation et la résolution de problèmes etc. Le modèle cognitif est dominant dans l’enseignement.

- La psychologie différentielle : prend pour objet d’étude les différences entre les individus : le concept de personnalité, les différences sexuelle, les différences entre groupes sociaux etc.

- La psychologie de l’enfant,  appelée aussi psychologie du développement étudie la genèse des structures mentales. Elle a été dominée par les travaux de Jean Piaget, auquel on adjoint un certain nombre d’auteurs ayant apporté leur contribution à l’étude du développement psychique du nouveau-né à la personne âgée.

- La psychologie sociale, étudie l’interaction entre individus, depuis l’intersubjectivité aux phénomènes de foules. Par exemple les schémas classiques du conformisme, de l’autorité, de l'obéissance, du désir de reconnaissance, des rapports conflictuels etc.

- La psychologie du travail est concernée par la tâche de recrutement, les tests en entreprise, la gestion d’une équipe, le règlement des conflits etc.

- La psychopathologie appelée aussi psychologie clinique, désigne l’étude des conduites humaines dans leur relation avec la santé mentale, du concept de normal, des dysfonctionnements psychiques et des méthodes de traitement.

- La psychophysiologie considère le psychisme de l’être humain en relation avec le fonctionnement du cerveau. Appelée aussi neuroscience du comportement. Il y a en France des facultés de psychologie orientées uniquement dans cette direction et qui demandent à l’étudiant un fort investissement en biologie et en mathématiques (fonctionnement du système nerveux, psychopharmacologie, neuropsychologie).

- La psychologie animale est liée à la catégorie précédente. Il est peut être étrange de placer dans cette liste une étude qui ne porte pas sur l’homme, mais il se trouve qu’historiquement, l’étude des comportements par les neuropsychophysiologues a joué un rôle important dans le développement d’une psychologie scientifique. Le comportement animal, (réflexe, perception, réaction), analysé dans le processus de stimulus/réponse est mesurable. Nous savons bien que là où est la mesure, il y a science. Il n’est donc pas étonnant que les développements de la psychologie animale aient été étendus à l’homme.

- La psychologie de l'éducation, ou psycho-pédagogie étude des pratiques éducatives, de la manière de les améliorer en milieu scolaire ou en centres éducatifs. (Discipline détestée cordialement par les enseignants débutants !).

- La psychologie de la santé : étude des comportements de santé, des conduites à risque, des risques dans les décisions de santé, de l'accompagnement de patients atteints de pathologies lourdes, soins palliatifs etc.

- La psychométrie désigne l’étude des tests d’évaluation psychologiques depuis le célèbre QI à d’autres comme le Rochschar.  

- La méthodologie psychologique, étude des méthodes scientifiques de recherches appliquées en psychologie.

     3) Notons que l’enseignement universitaire montre clairement l’absence d’unité de la psychologie. (notes)  Témoin le fait que les programmes d’une Université à l’autre varient considérablement.  En France il n’existe aucun programme commun à toutes les universités nationales, chaque Université étant libre de ses contenus. De plus, selon l’Université, on peut par exemple y trouver une orientation néo-freudienne ou au contraire une orientation scientifique bardée de statistiques, de méthodologie et de neuroscience. Même si on peut s’entendre sur le sens des têtes de chapitre précédentes, de fait, le contenu des cours est très hétéroclite. Dans une Université le contenu de la psychologie clinique peut se limiter à l’approche psychanalytique, dans une autre, elle ne sera jamais étudiée.

    Quelques mots pour finir sur les métiers rattachés à la psychologie. Un psychologue est quelqu’un qui a fait des études en psychologie et a obtenu des diplômes, en France le titre est protégé par la loi depuis 1985. Il existe ensuite des qualificatifs : psychologue clinicien, psychologue expérimentaliste, psychologue du travail etc. qui dépendent de la formation suivie et d’une spécialisation. Nous avons vu plus haut le statut très différent du psychiatre. Seuls ces deux formations psychologue et psychiatre sont protégées par la loi. Un psychanalyste est quelqu’un qui a fait une analyse (freudienne) avec un autre psychanalyste et s’est ensuite mis à son compte. Un psychothérapeute est quelqu’un qui ouvre un cabinet de conseil, reçoit des gens et pratique une démarche relationnelle parfois rattachée à un courant. Il y a un flou dans la mouvance psy et des dérives possibles. N’importe qui peut du jour au lendemain mettre sur sa porte une plaque et se déclarer psychothérapeute ou psychanalyste. Il y a concurrence directe et rivalité entre psychanalystes, psychothérapeutes et psychologues. Les formations proposées par les psychothérapeutes sont, du point de vue de l’université, considérées comme sans valeur et elles n’ont pas de statut légal reconnu. A l’inverse, les magazines de psychologie grand public ont plutôt tendance à plébisciter des psychothérapeutes ayant une démarche créative originale, mais décalée.

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B. Psychologie et philosophie

    Au début de ces leçons, nous avons commencé par définir la philosophie comme une réflexion sur toutes les formes de l’expérience humaine; parmi elles, nous avons désigné l’expérience intérieure de la conscience comme expérience psychologique. Nous avons ensuite utilisé le terme classique de psychologie rationnelle, pour indiquer l’aspect de la philosophie qui se consacre à l’analyse de l’expérience du sujet. Nous avons même employé le terme de phénoménologie pour être plus précis s'agissant du vécu conscient. Nous disions que l’investigation philosophique de l’esprit, s’attache à la clarification de la conscience et à la compréhension de l’esprit humain. Dans la définition grecque, de même que les mathématiques, la logique, la physique etc. la psychologie est partie intégrante de la philosophie, mais comme les autres disciplines, elle a été l’objet de l’explosion dans la fragmentation du savoir. Il est essentiel désormais de cerner le lien entre philosophie et psychologie.

    1) Revenons sur le terme de psychologie. En grec, yuch désigne l’âme, on pourrait donc dire littéralement : « logique de l’âme ». Une telle formulation ne signifie rien dans notre contexte actuel. Il faut donc développer. « Connaissance du psychisme » serait meilleur, mais il y a en encore ambiguïté sur le sens à donner aux mots « connaissance » et « psychisme ». Nous avons, dès le début des leçons, marqué une distinction entre connaître et savoir, disant que le savoir avait plutôt un caractère objectif, tandis que la connaissance était plus subjective, au sens où connaître, c’est intégrer à soi-même ce que l’on sait, de sorte que la connaissance modifie en profondeur celui qui connaît, tandis que le savoir est  une information détachée de soi. Le terme « psychisme » est obscur car il recoupe communément à la fois l’esprit, dans ses principales fonctions : perception, imagination, conception, mémoire, intelligence, langage etc. et la dimension psychique de l’âme ce qui implique l’intériorité pure, soi-même, souvent rattaché à l’aspect voilé, sous-jacent, du sujet.

    Si nous mettons ces éléments ensemble, nous pouvons dire que la psychologie scientifique est effectivement un savoir qui tente d’expliquer les opérations de l’esprit et non une « connaissance de l’âme ». Afin de se constituer comme un savoir objectif, la psychologie doit nécessairement évacuer le subjectif présent dans les phénomènes mentaux, de manière à ne retenir que ce qui est observable et mesurable. C’est exactement le projet du comportementalisme, du béhaviourisme qui est le modèle d’une psychologie scientifique. Or le paradoxe, c’est qu’en éliminant le subjectif, on élimine le psychologique proprement dit ! Georges Canguilhem disait « s’il y a science, il n’y aura pas de psychologie, puisque la subjectivité caractéristique du psychique proprement dit doit être … comme telle éliminée. Dans son essence même la vie est subjective, comme est subjectif tout vécu du sujet. De là suit que ---------------conformément au paradigme actuel, toute psychologie scientifique, fait l’impasse sur le psychologue lui-même. Le psychologue ne peut chercher à se connaître puisque la connaissance immédiate de la conscience dont il faudrait partir n’est pas scientifique. La psychologie scientifique est donc une connaissance sans âme, dans les divers sens de cette expression, ce qui est bien sûr une contradiction dans les termes : une psychologie sans âme, c’est un oxymore.

    La position stricte du béhaviourisme est intenable. Elle a bien sûr suscité  de vives réactions et des oppositions à l’intérieur de la psychologie elle-même, car il est absurde de tenter d’éliminer la conscience qui est précisément la condition de toute expérience psychologique. La relation stimulus-réponse, fiable pour étudier le comportement animal, comme entrées/sorties d’une « boîte noire »  de l’esprit, se révèle justement incapable d’ouvrir « la boîte noire », ce à quoi la psychologie cognitive s’est au contraire employé. Piaget, par exemple, s’oppose au béhaviourisme en  montrant la genèse des fonctions cognitives.

    2) D’autre part, Canguilhem soulignait aussi  qu’il y avait des raisons éthiques fortes pour se méfier du comportementalisme. Les modèles béhavioristes de Pavlov et Watson, assimilent la pensée et l’intelligence à un simple réflexe, ce qui nous conduit droit, depuis le conditionnement du vivant, vers l’idée de l’homme-machine. Notons qu’en parallèle du développement du béhaviorisme, on a aussi vu l’évolution du monde du travail avec le taylorisme vers l’homme-machine. Dans les deux cas, ce qui se profile c’est une idée d’asservissement. L’apparition du comportementalisme en psychologie est historiquement liée aux politiques du contrôle social. Pour Canguilhem, le comportementalisme porte en lui une entreprise de dressage qui poursuit le projet d’une rééducation de l’homme au nom de l’adaptation. Comme le rat dans le labyrinthe. D’où son appareillage de tests, d’expertises et d’évaluations pour toujours mieux traquer le trouble  de comportement. D’où la saillie ironique de Canguilhem : « quand on sort de la Sorbonne par la rue Saint-Jacques, on peut monter ou descendre ; si l’on va en montant, on se rapproche du Panthéon qui est le Conservatoire de quelques grands hommes, mais si on va en descendant on se dirige sûrement vers la préfecture de Police» !

    L’objet d’étude de la psychologie demeure un débat qui n’est pas tranché, selon les auteurs et les courants, il varie sans qu’il soit possible de décider en faveur d’une théorie unitaire faisant l’objet d’un consensus. La rupture avec la philosophie n'a rien arrangé. Or si l’orientation du béhaviourisme mène à une impasse, il faut nécessairement prendre en compte le vécu conscient du sujet et sa donation de sens ; alors, la psychologie doit nécessairement être phénoménologique, elle doit partir du vécu conscient du sujet et le décrire. Ce qui nous reconduit à une approche philosophique de l’esprit dont elle ne peut pas vraiment être distinguée. D'autre part, la connaissance de l’esprit doit permettre de travailler à la libération du sujet et non à son conditionnement. Le problème est d’autant plus aigu que l’on a adressé le même reproche à la psychanalyse freudienne accusée elle aussi de produire dans sa démarche une forme de dépendance et un conditionnement du sujet. De l’aveu de tous les observateurs attentifs, (note) l’enseignement de la psychologie est en crise et la raison majeure en est la perte de toute vision globale de l’esprit, perte qui s’est consommée quand on a oublié la complémentarité naturelle de la psychologie et de la philosophie. Pour le dire autrement, si la psychothérapie est conçue comme une adaptation,  une entreprise de normalisation de l’individu, alors la psychologie s’éloigne de la philosophie. Inversement, si le but d’une psychothérapie est de développer une plus haute conscience de soi, de rendre le sujet à lui-même, alors la psychologie rejoint la philosophie.

    « La psychologie croit à l’existence de l’ego et sa tâche est de rendre l’ego plus confortable, plus fort ou plus intégré » dit Jean Klein. (texte) Alfred Adler, étudiant les complexes, estime que la démarche thérapeutique conduit à renforcer la volonté de puissance du moi souffrant d’une image de soi négative. Inversement, dans quelques cas plus rares, chez l’individu orienté vers une surestimation de soi mégalomane, il s’agit de réduire la volonté de puissance, en rendant l’ego plus confortable. Il existe toute une littérature psychologique autour de ce thème du renforcement de la « confiance en soi » dans laquelle il s’agit encore et encore de renforcer l’ego. Suivre une psychanalyse à la manière de Freud revient à nourrir l’ego avec son passé, en fouillant dans l’inconscient. Alimenter l’ego par l’analyse avec son histoire personnelle ne fait que renforcer la tendance qu’il possède déjà à vouloir se donner substance dans les histoires qu’il se raconte. (texte) De la même manière, l’introspection, au sens habituel que l’on rencontre dans le Journal intime tourne autour du moi, (texte) autant pour

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C. L’exploration de l’esprit

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Vos commentaires

Questions:

1.   Une philosophie sans psychologie aurait-elle plus de sens qu'une psychologie sans philosophie?

2.  Pourquoi les théories psychologiques ne sont-elle pas falsifiables?

3.  Comment expliquer le succès de la psychologie dans les médias?

4.  Comment faudrait-il reformuler notre idée de la science pour que la psychologie en devienne une?

5. Est-il seulement sensé d'imaginer une psychologie sans spiritualité?

6. Qu'est-ce qui justifierait l'idée selon laquelle la psychologie commune est centrée sur l'ego?

7.  Qu'est-ce que l'approche neurologique peut nous apprendre sur l'esprit?

 

       © Philosophie et spiritualité, 2009, Serge Carfantan,
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